Côte d’Ivoire urgent ! Un mandat d’arrêt lancé contre Soro par la justice française : Soro introuvable. (Connection ivoirienne)

Côte d'Ivoire urgent ! Un mandat d'arrêt lancé contre Soro par la justice française : Soro introuvable.
Connection Ivoirienne
« Un mandat d’arrêt a été émis, le 5 décembre à Paris, par Sabine Khéris à l’encontre de Guillaume Soro », annonce la Lettre du Continent. La juge Sabine Khéris avait déjà envoyé une convocation à Soro le mois dernier. Arguant de son immunité, l’actuel président de l’Assemblée nationale de Côte-d’Ivoire, n’avait pas jugé opportun de répondre à cette deuxième convocation.

« Un mandat d’arrêt a été émis, le 5 décembre à Paris, par Sabine Khéris à l’encontre de Guillaume Soro », annonce la Lettre du Continent. La juge Sabine Khéris avait déjà envoyé une convocation à Soro le mois dernier. Arguant de son immunité, l’actuel président de l’Assemblée nationale de Côte-d’Ivoire, n’avait pas jugé opportun de répondre à cette deuxième convocation. Cette fois-ci la juge française passe à une étape supérieure, il ne s’agit plus de convocation mais de mandat d’arrêt et d’amener. Soro Guillaume selon toute vraisemblance se trouverait encore sur le territoire français.

« Des policiers français se serait présentés lundi matin au domicile de Guillaume Soro, sis dans une localité de la région parisienne (95) afin de l’appréhender à son domicile, selon plusieurs sources judiciaires dignes de foi. Ce dernier ne s’y trouvait plus. »

Le mandat d’amener fait suite au refus de Soro de se présenter devant la Juge, alors que présent sur le territoire français.

Guillaume Soro recherché par la justice française

Par Maria Malagardis — 7 décembre 2015 Liberation.fr

Où se trouve Guillaume Soro ? Le président du Parlement de Côte-d’Ivoire, deuxième personnage de l’Etat, est recherché par la police française qui se serait présentée ce lundi matin au domicile que l’ancien chef rebelle possède dans la région parisienne. Sans le trouver sur place alors qu’il était en France la semaine dernière.

La présence de policiers à son domicile (révélée par la Lettre du continent) est justifiée par le mandat d’arrêt délivré en fin de semaine par la juge d’instruction parisienne Sabine Khéris. Laquelle, selon plusieurs sources, serait «excédée» de voir Soro, 43 ans, refuser de répondre à ses convocations.

Une affaire qui est tout sauf anecdotique. Non seulement en raison du poids de l’intéressé sur la scène ivoirienne, mais aussi parce que cette offensive de la justice française intervient à un moment où Soro fait face à plusieurs accusations graves et concomitantes.

Plainte du fils Gbagbo
Si la justice française le recherche, désormais activement, c’est en raison d’une plainte déposée il y a plus de trois ans, le 25 juin 2012, par le fils de l’ancien président Laurent Gbagbo. Dans la foulée de l’arrestation de son père, le 11 avril 2011, Michel Gbagbo avait été lui aussi interpellé le même jour (de façon plutôt violente) à Abidjan, puis incarcéré à Bouna, dans le nord du pays, jusqu’en août 2013. C’est donc pendant sa détention que le fils de l’ex-président (dont la mère est française, et qui possède donc la nationalité française) avait porté plainte à Paris contre Soro et tous les autres chefs rebelles commandants de zones, les fameux «comzones», pour «enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants». La plainte avait été jugée recevable par la justice française en mars 2013.

Et depuis ? Rien ou presque. Michel Gbagbo a retrouvé la liberté avant d’être condamné en mars à cinq ans de prison à l’issue d’un procès collectif, jugé bâclé par de nombreux observateurs.

Depuis, le fils de l’ex-président (lui-même détenu à la Cour pénale internationale, à La Haye) a fait appel de ce jugement. Alors que beaucoup doutent de la véracité des accusations portées contre le fils Gbagbo (qui était prof à l’université d’Abidjan quand son père était au pouvoir, et se tenait à l’écart des joutes politiques), la condamnation a eu surtout pour effet de confirmer l’interdiction de sortie du territoire de Michel Gbagbo qui vit de facto en reclus dans la grande maison paternelle du quartier du Golf à Abidjan. Convoqué lui-même à plusieurs reprises par la juge Kheris, il n’a pu honorer ses demandes, faute de pouvoir quitter le pays.

Guillaume Soro, lui, aurait pu le faire. Convoqué à trois reprises par courrier recommandé adressé à son domicile français, il aurait ignoré la première convocation, demandé le report de la deuxième en raison des élections ivoiriennes d’octobre, puis repoussé une troisième convocation fixée au 24 novembre. Des reports qui ont donc justifié le mandat d’arrêt délivré lundi.

Connection Ivoirienne

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