Zimbabwe: Mugabe donne une semaine aux entreprises étrangères pour se conformer à sa législation (AFP)

Zimbabwe: Mugabe donne une semaine aux entreprises étrangères pour se conformer à sa législation
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Le Zimbabwe a donné mercredi jusqu’au 1er avril aux entreprises étrangères pour respecter une loi controversée les obligeant à céder la majorité de leurs parts à des investisseurs locaux sous peine d’être fermées.

 

Le Zimbabwe a donné mercredi jusqu’au 1er avril aux entreprises étrangères pour respecter une loi controversée les obligeant à céder la majorité de leurs parts à des investisseurs locaux sous peine d’être fermées.

« La loi est la loi, elle doit être respectée », a déclaré le ministre de la Justice et de l’Indigénisation, Patrick Zhuwao, lors d’une conférence de presse à Harare mercredi.

« Mardi 22 mars, le gouvernement a unanimement adopté une résolution stipulant qu’à compter du 1er avril 2016, les ministères concernés doivent ordonner aux autorités chargées de délivrer les licences de les annuler pour les entreprises qui ne respectent pas » la loi, a-t-il expliqué.

Des entreprises « continuent d’ignorer les lois d’indigénisation », a ajouté le ministre pour justifier sa décision. « Le refus de respecter les lois de notre pays doit avoir des conséquences immédiates et suffisamment fortes » pour pousser les entreprises à s’y conformer, a-t-il estimé.

Les lois d’indigénisation, votées en 2007 et promulguées en 2008, mises en place par le président Robert Mugabe, exigent que la majorité des parts des entreprises – 51% – soient détenues par des Zimbabwéens noirs, une condition qui représente un obstacle majeur pour les investissements étrangers.

La loi sur l’indigénisation a créé une profonde incertitude dans les milieux d’affaires étrangers et rendu frileux les investisseurs étrangers.

Le ministre Zhuwao a rejeté ces accusations, affirmant: « Nous sommes dans une économie qui est dirigée par le marché. Si un vide est créé, d’autres s’y engouffreront. »

Le Fonds monétaire international (FMI) a déjà exhorté le Zimbabwe à réviser sa politique d’indigénisation, alors que l’économie zimbabwéenne est engluée dans la crise depuis une décennie, depuis une réforme agraire qui s’est traduite par l’expulsion de milliers de fermiers blancs.

La plupart des multinationales au Zimbabwe travaillent dans le secteur des mines, des banques et du commerce de détail.

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